ALAIN, AMBASSAD’UP DANS LA SOMME (80)

Mes débuts

J’ai commencé mon activité professionnelle dans le conseil de gestion pendant 4 ans. Quand j’ai connu WeFarmUp, je me suis dit que c’est justement l’outil qui nous manquait à l’époque dans le conseil.

Je suis agriculteur dans l’Amiénois, sur 57 ha en système polyculture : blé, colza, betterave et production de semences fourragères (luzerne, vesce, fétuque). En parallèle, j’ai gardé une activité commerciale en tant qu’agent indépendant de vente d’intrant que j’avais avant de m’installer.

J’ai connu WeFarmUp à Terre de Jim en septembre 2017 à Compiègne. J’ai pris quelques mois pour déterminer si je pouvais dégager du temps pour en parler et faire quelque chose de sérieux et j’ai participé à la formation de février à Arras.

Ce qui m’a décidé, c’est que j’ai déjà un réseau d’agriculteurs clients et prospects. Pourquoi ne pas en profiter pour faire connaitre WeFarmUp !

Ce qui m’implique aussi dans la démarche de WeFarmUp, c’est que personnellement, je n’aurais jamais commencé le semis direct sous couvert si je n’avais pas eu l’opportunité de louer un semoir à un client. Donc finalement, j’étais déjà sensibilisé à la location de matériel avant de découvrir WeFarmUp. Et un complément de revenu est toujours bienvenu, mais ce n’est pas forcement ma motivation principale.

Ma méthode

Ma méthode est de faire un peu de phoning, mais surtout en parler au grès des rencontres, que ce soit dans le cadre professionnel avec de la prospection ou simplement au hasard des rencontres avec des agriculteurs. Profiter de l’opportunité.

J’ai fait ma formation en février et on est ensuite entré dans les travaux des champs donc je n’ai pas encore eu le temps de lancer une vraie prospection. Après la saison, ma méthode restera la même mais j’ai l’intention de la structurer un peu mieux.

Lors des rendez-vous avec les agriculteurs j’évoque, outre la question de l’optimisation du matériel, quatre situations pour lesquelles WeFarmUp est la solution :

  • Il y a toujours un matériel qui nous fait défaut sur les fermes, mais qui serait bien utile si on l’avait pour 1 jour ou 2 mais dans lequel on n’investira pas.
  • Il peut survenir une grosse panne imprévue qui immobilisera le matériel plusieurs jours.
  • Ce n’est pas rentable d’investir dans un matériel mais j’en ai besoin pour être réactif, donc je le rentabiliserai en le louant sur WeFarmUp.
  • Je veux essayer une nouvelle technique et j’ai besoin de matériel pour franchir le pas, pour essayer avant d’investir, ou sans avoir besoin d’investir.

Il ne faut pas penser que c’est simple pour autant : il faut développer un argumentaire, passer du temps chez les agriculteurs. C’est quand même nouveau, ils peuvent être un peu réticent, mais il faut oser.

Ma motivation

Ce qui me motive, c’est d’apporter une clé supplémentaire dans la boite à outils de l’agriculteur pour optimiser à tous les niveaux le parc matériel. WeFarmUp est un complément de ce qui existe déjà. C’est une autre façon de formaliser le travail en commun comme l’entraide ou les Cuma.

Cette activité a aussi l’avantage de créer du contact et d’échanger avec des voisins qu’on ne connait pas forcément.

Mon conseil

On a tous à gagner à aller dans le même sens, que l’on soit ambassadeur, offreur ou demandeur. Même si c’est nouveau, il ne faut pas avoir peur de se lancer dans la location. C’est quelque chose que l’on voit couramment dans d’autres corporations. Dans les travaux publics par exemple, un professionnel de TP ne se pose pas la question d’acheter une nacelle ou un marteau-piqueur, il va le louer. Je ne sais pas si c’est une question de mentalité ou une question économique, mais il faut oser aller vers cela !

Mon premier retour d’expérience sur WeFarmUp, c’est qu’il y a plus d’agriculteurs demandeurs de matériel que d’offreurs à la location. C’est une surprise pour moi, je m’attendais au contraire !

Alors pourquoi attendre pour créer un profil et proposer du matériel puisque c’est gratuit et que le seul risque c’est de gagner de l’argent et de partager sur des pratiques, d’échanger avec des voisins que l’on connait ou non.

Pour moi, cet aspect d’échange est vraiment très important. Il y a un dialogue qui se crée avec les agriculteurs propriétaires et loueurs et cela permet une introspection pour faire évoluer les pratiques : par exemple, j’utilise le matériel d’une certaine façon et cet agriculteur que je rencontre l’utilise autrement, et si cette manière était plus appropriée ?

Grâce à mon activité d’Ambassad’Up, les échanges sont différents lorsque je vais voir les agriculteurs. On discute devant le matériel dans la cour, voire devant le matériel en cours d’application. C’est une discussion pratique, on est dans du concret et cela permet de s’ouvrir et d’avoir un nouveau regard sur l’exploitation.  Cela fait avancer.

Mon voeux, donner envie à de nouveaux Ambassad’Up de nous rejoindre.